Comment reconnaitre et accompagner les émotions de son chien ?

Il est communément admis que nos chiens ont des émotions, mais comment celles-ci influencent-elles leur comportement au quotidien, voire l’équilibre de la vie familiale ?

Une émotion débordante peut devenir aliénante quand elle se répercute au quotidien sur la vie sociale du maître et du chien. L’agressivité, les aboiements excessifs ou encore les comportements destructeurs sont rarement de simples problèmes éducatifs qui se règlent avec de l’entraînement et de la bonne volonté de la part du chien. La source du problème doit être identifiée et comprise pour entamer une démarche constructive.

Dans cet article, nous verrons comment les événements et émotions passées, même lointaines, peuvent jouer un rôle dans le comportement actuel du chien.

À la lumière de plusieurs études scientifiques, nous analyserons la façon dont ces expériences traumatiques peuvent créer des problèmes comportementaux chez le chien et des incompréhensions de la part des maîtres. Enfin, nous vous parlerons de solutions naturelles efficaces pour accompagner votre chien dans la gestion de ses émotions.

Qu’est-ce que les chiens ressentent ?

Le chien, un animal aux émotions proches de celles de l’humain

Commençons par rappeler la définition du mot « émotion ». Selon Le Larousse, une émotion est une « réaction affective transitoire d’assez grande intensité, habituellement provoquée par une stimulation venue de l’environnement ».

De nombreuses études aujourd’hui démontrent que les émotions du chien sont très proches de celles de l’humain. Tout comme pour nous, ces émotions influencent leur comportement et leur bien-être au quotidien. Loin de se limiter à la peur, la joie et la colère, leur monde émotionnel comporte aussi des émotions comme l’anxiété, la frustration, l’excitation, la tristesse et même l’empathie.

Par ailleurs, bien que les chiens aient leurs propres codes, il est également prouvé que les mécanismes biologiques du cerveau canin en proie aux émotions sont très similaires à ceux du cerveau humain. Le processus décisionnel du chien a été étudié par Gregory Burns, professeur au département de psychologie de l’université Emory (États-Unis), qui s’appuie sur l’imagerie cérébrale pour attester de la complexité de la façon dont un chien prend des décisions. Il prouve que son mode de fonctionnement est proche de celui de l’humain.

Ces similitudes entre la vie psychique humaine et animale sont également portées par Alain Boissy, biologiste du comportement des animaux, qui explique que « lorsqu’il y a une accumulation d’émotions négatives à la suite d’une exposition à des événements désagréables, l’animal n’évalue plus son monde de la même manière. »

Comment reconnaître les émotions de son chien ?

Les émotions de nos compagnons à poils se manifestent de bien des manières, que nos yeux d’humains peuvent avoir du mal à interpréter. Elles s’expriment :

  • dans les expressions faciales ;
  • dans les vocalisations ;
  • dans les postures et les mouvements du corps ;
  • dans les postures et les mouvements des oreilles, des yeux, de la bouche, de la queue, et même des poils !

chien qui aboie

De plus, face à un stress ou une situation vécue comme menaçante, l’émotion du chien passe par une diversité de signaux, qui, par ordre croissant, peuvent être :

  • le bâillement, le clignement des yeux, le léchage de la truffe ;
  • le détournement de la tête ;
  • le détournement du corps ;
  • la volonté de s’éloigner ;
  • les oreilles en arrière ;
  • le fait de s’asseoir, s’allonger ou ramper ;
  • la raideur du corps ;
  • le grognement ;
  • le claquement des dents ;
  • la morsure.

Pour comprendre les émotions de son chien, il est donc important de reconnaître les déclencheurs environnementaux, les premiers signes de stress ou de peur, et de ne pas se limiter à observer le comportement inadapté le plus visible, qui peut être l’agressivité, la fuite ou la morsure.

Les signaux de stress et de peur sont parfois visibles, mais ne sont pas toujours facilement identifiables et interprétables. En cas de comportement inadapté, il est essentiel de comprendre qu’il y a des émotions sous-jacentes, et que tant qu’elles ne sont pas gérées, le comportement du chien ne peut pas évoluer.

Le rôle de l’environnement dans les émotions du chien

L’environnement dans lequel évolue le chien et ses interactions avec les humains jouent un rôle important dans le bien-être émotionnel du chien, donc dans leur comportement.

La notion de bien-être est multifactorielle (3). Elle varie d’un chien à l’autre selon sa personnalité, ses prédispositions génétiques et son degré de socialisation. Les besoins canins peuvent ainsi différer, mais il existe des prérequis généraux au bien-être animal :

  • un environnement dans lequel le chien se sent en sécurité et bénéficie d’un niveau de confort suffisant ;
  • un exercice physique adapté à ses besoins ;
  • une alimentation qui répond à ses besoins physiologiques.
  • le respect de ses besoins sociaux et la liberté d’interagir ou non avec ses congénères, les humains et d’autres animaux.

À l’inverse, un environnement inadapté (mauvaise socialisation, absence de contacts sociaux, stimulations insuffisantes, manque de temps ou de budget, communication de mauvaise qualité entre le propriétaire et le chien) peut directement entraîner des problèmes comportementaux tels que les aboiements incontrôlés, des léchages excessifs, ou encore l’agressivité, les comportements territoriaux, la fugue ou les comportements destructeurs. Plusieurs études concluent que ces comportements répétitifs résultent d’une dysharmonie dans le système humain-animal-environnement. Ils ne doivent donc pas être ignorés et ne peuvent être corrigés que si leur cause est déterminée et supprimée.

Les traumatismes du chien ont des conséquences sur son comportement

Abordons maintenant un autre facteur déterminant dans les émotions canines : les expériences passées. Parfois, même lorsque les maîtres font tous les ajustements nécessaires pour comprendre leur chien et adapter son environnement, les émotions négatives et les comportements inadaptés persistent.

Tout comme l’humain, un animal ayant vécu des traumatismes aborde les situations qu’il rencontre avec le filtre de ses traumatismes.

L’impact du passé sur les attitudes actuelles a été étudié, mettant en lumière notamment les effets à long terme du sevrage précoce, donc de la privation maternelle, sur les comportements compulsifs, l’agressivité et l’anxiété des chiens et des animaux en général. (5)

Des travaux menés par l’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement) sur les animaux d’élevage tendent également à prouver que le stress maternel pendant la gestation influence négativement le comportement des petits, induisant des craintes et des déficits d’apprentissage.

Ces études sur les émotions et les comportements des animaux nous renvoient à une réalité fondamentale : tout comme pour les êtres humains, l’éducation, le milieu dans lequel on grandit, ainsi que les expériences et rencontres vécues, ont un impact significatif sur notre développement et notre manière de penser et d’interagir avec les autres au quotidien.

Elles nous invitent à prendre en considération le passé du chien, que nous ne connaissons pas toujours, pour poser un autre regard sur son comportement présent, sa façon de vivre ses émotions et sa manière d’appréhender le monde qui l’entoure.

Quand le chien répète en boucle des comportements disproportionnés, qui sont en réalité des mécanismes de protection face au stress engendré par une situation déclenchante, c’est qu’il ne possède pas les ressources nécessaires pour l’aborder autrement, la vivre sereinement.

chien qui a peur

Améliorer le comportement d’un chien en proie à ses émotions

La thérapie comportementale pour la gestion des émotions canines

Nous l’avons vu, avant d’essayer de corriger un mauvais comportement canin, il est nécessaire de se demander d’abord si le chien est en capacité de le faire, et comment l’aider.

Quand les adaptations environnementales (plus de sorties, plus de jeux, des aménagements pour les situations stressantes, etc.) et les efforts du propriétaire ne donnent pas de résultats, le comportementaliste canin peut être d’une aide précieuse.

C’est un professionnel formé au comportement du chien, ainsi qu’aux méthodes de résolution des problématiques comportementales. Il s’appuie sur différentes disciplines scientifiques telles que l’éthologie (la science du comportement), la neurologie et la psychologie.

Le comportementaliste aide les propriétaires de chiens à avoir une bonne lecture des attitudes et réactions de leur animal, et à comprendre quelles émotions entrent en jeu dans les moments complexes.

Modifier des comportements est un processus complexe qui demande de la patience, de la compréhension et de l’énergie. C’est néanmoins indispensable pour ramener la sérénité chez le chien. Le comportementaliste propose une approche globale bienveillante centrée sur les besoins du chien afin d’y répondre de manière adaptée.

La thérapie comportementale est parfois accompagnée par une prescription vétérinaire de médicaments (tranquillisants, anxiolytiques), ayant pour but de réduire l’impact de facteurs externes. Si ce type de traitement peut atténuer momentanément les réactions du chien, il est important de comprendre que la thérapie médicale est indissociable de la thérapie comportementale, et qu’elle ne traite pas le fond du problème. (3)

Le Psycho’nat pour permettre au chien de retrouver un équilibre émotionnel

Le Psycho’nat est une solution naturelle élaborée à partir de plantes sélectionnées pour leurs vertus sur la sphère mentale et émotionnelle des chiens.

En éliminant les souvenirs douloureux et les expériences négatives, le Psycho’nat rétablit l’équilibre mental et émotionnel de nos compagnons à quatre pattes. Il leur permet de tourner la page des traumatismes passés, leur offrant ainsi la possibilité d’appréhender leur quotidien sous un nouveau jour.

Il aide le chien à aborder les situations déclenchante de manière sereine et avec un comportement approprié. Par exemple, si vos absences entrainaient des destructions d’objets, avec le Pycho’nat il va pouvoir vivre ces moments de solitude sans se faire envahir et submerger par des émotions incontrôlables. Le chien garde le contrôle sur ses ressources internes, celles qui lui permettent de faire face de façon rationnelle à l’attente de son maître.

Notre solution naturelle peut aussi aider votre chien peureux ou atténuer des problèmes d’agressivité chez le chien.

Parmi les plantes présente dans le Psycho’nat, on peut citer :

  • la digitale rouge, reconnue en médecine pour ses propriétés sur le système circulatoire, qui agit également sur le contrôle des émotions, apportant ainsi un soutien à l’équilibre émotionnel du chien ;
  • la clématite des haies, réputée pour favoriser un état d’esprit positif au quotidien ;
  • le Ruta Graveolens, utilisé en homéopathique pour traiter les troubles anxieux ;
  • la feuille de perroquet, qui favorise la circulation des émotions et diminue les tensions intérieures ;
  • le mycène, plante qui aide le corps à s’adapter au stress physique et émotionnel, offrant ainsi un soutien global à l’organisme du chien lorsqu’il fait face à des situations anxiogènes.

Délesté du poids de ses expériences traumatiques et avec le soutien de son maître et éventuellement d’un comportementaliste, le chien entame une transformation durable et profonde grâce au Psycho’nat.

Reconnaître l’impact des émotions du chien et des événements traumatiques sur leur comportement nous permet de leur offrir un soutien adapté et efficace, qui non seulement ramène l’harmonie au sein du foyer, mais en plus renforce les liens qui nous unissent à nos fidèles compagnons.

Références

1. BERNS, Gregory. What it’s like to be a dog, Basic Books, New York, 2017

2. Étude du comportement et du bien-être animal, en particulier du chien, dans le cadre du mouvement “Pet at work””

3. Comportements répétitifs chez le chien : impact des conditions de vie

4. LUESCHER A.U. (2004) Diagnosis and management of compulsive disorders in dogs and cats.

5. TIIRA K., HAKOSALO O., KAREINEN L.(2012) Environmental Effects on Compulsive Tail Chasing in Dogs

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